La promotrice incite les femmes à s’approprier le conte.

6ème édition du festival de conte N’kawa N’wouman / La promotrice incite les femmes à s’approprier le conte.

La 6ème édition du festival de conte « N’kawa N’wouman », qui signifie en langue baoulé « Si je reste, je n’en mourrai pas », s’est tenu du 31 octobre au 4 novembre 2018.

Lors de son ouverture le premier jour, à l’Institut Français à Abidjan-Plateau, la directrice de la compagnie productrice de l’événement, ‘’Les étoiles de l’art’’, a, à travers le thème : « Je conte au féminin ». Invité les femmes à s’approprier cet art oratoire.

« A l’image de nos aïeules et grand-mères, qui au clair de lune berçaient les générations, de fables et d’histoires de notre tradition, je vous exhorte, vous femmes, à vous approprier le conte », a-t-elle suggéré.

Le festival avait pour objectif premier depuis sa mise en action en 2013, de faire oublier à une partie du peuple Baoulé, qui ne pouvait pas effectuer le déplacement de la Pâques, de se sentir au village. Avec le temps et la réflexion, il s’est vu attribuer un rôle de cordon ombilical entre les humains et leur tradition.

C’est ce qu’a signifié le directeur délégué de l’Institut Français, Zié Coulibaly. « Thérèse Yao veut vous dire que tout ce que vous voyez sur internet est bien. Mais pour être encore plus bien dans votre peau, il faut que vous sachiez ce qui se passe au village. Vous au moins vous en avez un.

Les Américains qu’on dit évoluer n’en ont pas. C’est vraiment une réelle chance pour vous. Saisissez-la !», a-t-il conseillé aux participants.

Outre la cérémonie d’ouverture, trois jours (du 1er au 3 novembre) ont servi à montrer aux invités le riche patrimoine offert par le conte sous diverses formes.

Ce, grâce à des spectacles pour enfants, des nuits pour adultes, une conférence, de l’animation à Abobo-Bc, Treichville et Yopougon. Le dernier jour (4 novembre) a été consacré à une visite touristique, que le promoteur a baptisée : « balade contée », dans la forêt du Banco.

Pour cette l’édition 2018, les conteurs de neuf (8) pays, dont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la France, Le Niger, le Sénégal et le Togo, ont montré ce qu’on peut faire à travers le conte.

Clément KOFFI