Un atelier sur la convention sur l’eau s’est ouvert à Abidjan

Un atelier sur la convention sur l’eau s’est ouvert à Abidjan

Le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard DONWAHI, a procédé ce lundi 15 avril 2019 à Azalai Hôtel Abidjan, à l’ouverture de l’atelier national de la convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux : opportunités et perspectives pour la Cote d’Ivoire.


La convention sur l’eau est un cadre juridique et une plateforme institutionnelle élaborée sous l’égide des Nations Unies ayant pour objectif de promouvoir la quantité, la qualité et l’utilisation durable des ressources en eau transfrontières, en facilitant la coopération. De ce fait elle constitue un cadre unique pour soutenir la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). C’est pourquoi vu ses avantages, la Cote d’ivoire à manifester son intérêt à adhérer à la convention sur l’eau par une lettre datant du 31 juillet 2018, le ministère des eaux et forêts a exprimé officiellement l’intention de la République de Cote d’Ivoire à suivre le processus d’adhésion à la convention.


C’est ainsi que cet atelier national initie par le secrétariat de la convention servira de cadre afin d’étudier et de discuter des avantages ainsi que des obligations lies à l’adhésion de la Cote d’Ivoire à la convention sur l’eau.


Prenant la parole à cet effet, le ministre Alain Richard DONWAHI manifesté  cet intérêt du gouvernement à cette convention. «Depuis 2014, la Cote d’Ivoire participe régulièrement aux réunions et aux activités organisées dans la cadre de la convention sur l’eau. Au cours de ces évènements, notre pays n’a cessé de manifester son intérêt pour cette convention. En effet face à l’accroissement des besoins des ménages et du développement économiques et la nécessite de planifier en conservant les milieux naturels et la biodiversité. La Cote d’Ivoire s’est résolue à promouvoir une gestion intégrée et durable des ressources en eau de surface et des eaux souterraines à travers les autorités de bassins dont elle est membre » et de renchérit « le présent atelier qui nous rassemble ce jour, nous offre l’opportunité d’échanger sur les dispositions de la convention et d’apprécier par voie de conséquence leur pertinence pour la situation spécifiques de la Cote d’ivoire».


Pour le secrétaire de la convention sur l’eau, Francesca Bernardini « La convention sur l’eau est un outil concret et efficace pour soutenir et faire progresser la coopération et la gestion durable des eaux partagées. Je vous félicite donc pour avoir entamé le processus de réflexion sur l’adhésion à la convention sur l’eau. L’atelier d’aujourd’hui représente une étape importante pour analyser à fond les obligations de la convention, les outils pratiques qu’elle offre pour soutenir les efforts des pays et les avantages et risques, le cas échéant, lies à sa ratification. Je voudrais souligner que la Cote d’Ivoire part d’une situation avantageuse vue la grande expérience que vous avez dans la coopération sur l’eau, dans le cadre de l’ABN et de l’ABV, qui représentent une mise en œuvre de la convention déjà avancées dans ces bassins » et de conclure «ceci est certainement un des grands avantages de l’adhésion à la convention : de devenir membre d’une communauté internationale active et solidaire ».


Cet atelier est initié par le ministère des Eaux et Forêts et la commission économiques pour l’Europe des nations unies (UNECE). Une cinquantaine d’experts internationaux et nationaux prennent part à ces échanges qui auront pour but d’expliquer et clarifier les dispositions et obligations de la convention, les activités dans le cadre de la convention ainsi que les avantages découlant de son adhésion et de sa mise en œuvre.


Il faut noter que la Cote d’Ivoire compte 8 bassins transfrontières et 60% de son territoire se trouve dans ces bassins partages.


 AKINBOLA DJAMAL