Conflit foncier à N’Douci / le village d’Ahua au bord de l’affrontement

Conflit foncier à N’Douci / le village d’Ahua au bord de l’affrontement


Nous le disions le mercredi 09 janvier 2019 dernier, suite à un reportage dans le village d’Ahua dans le département de Tiassalé. La tension est très vive à cause d’un conflit foncier qui oppose M. Kouadio Adjoumani se réclamant fils du village et qui revendique à lui seul près de 1000 hectare des terres  contre la majorité des villageois dont le chef lui-même qui crient à l’imposture. Cependant, M.Adjoumani dit tenir l’appartenance de cette superficie par un certificat foncier à lui délivré par l’actuel préfet de Tiassalé.


Puis d’ajouter qu’il détient une grosse de la cour suprême à cet effet. En exécution de cette grosse des agents des forces de l’ordre font régulièrement des descentes musclées dans le village dans le but de faire exploiter les terres objet de litige par M. Adjoumani.


Et curieusement la plupart des habitants du village disent ne pas reconnaître à Adjoumani ce titre de propriété lui conférant un espace aussi immense au détriment de toute une communauté. Au moment où nous mettons sous presse, plusieurs centaines de gendarmes lourdement armés sont arrivés dans le village et ordonnant les bulldozers à détruire plusieurs plantations d’hévéas appartenant aux villageois sans le moindre dédommagement.


L’information est de plusieurs sources provenant des habitants sur place ce lundi 14 janvier dès 8H30 mn. Ces derniers se disent prêts à user de tous les moyens pour se défendre et récupérer leurs terres. « Ce sont les terres de nos ancêtres et nous ne vivons que de nos plantations. Nous sommes prêts même au prix de notre sang à nous battre pour récupérer nos terres » ont-ils affirmé.


Quant à M.Adjoumani que nous avons souhaité rencontré afin d’avoir tous les détails sur les terres dont il revendique la propriété a toujours promis nous mettre en contact avec son avocat,  sans suite. Même si des documents existaient, selon la chefferie que nous avons rencontrée, cela dénote ni plus ni moins que d’une grave erreur de justice savamment montée par M. Kouadio Adjoumani et ses complices.


L’affaire est donc très grave et le village se trouve entre le risque de disparition et celui de l’affrontement. Déjà le 2 janvier 2019 dernier un affrontement sanglant entre villageois et forces de l’ordre avait fait de nombreux blessé.


Vivement que l’Etat ou les autorités compétentes se penchent avec diligence sur ce conflit afin d’y trouver une solution le plus urgemment possible avant que le pire ne se produise. Nous y reviendrons.
Tienfô Gisèle 





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