cérémonie de présentation de vœux de la presse au chef de l'état / discours du président de l'unjci

cérémonie de présentation de vœux de la presse au chef de l'état / discours du président de l'unjci

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Excellence Monsieur le Vice-Président de la République

 

Monsieur le Ministre de la Communication et des médias

 

Monsieur le Secrétaire général de la Présidence,

 

Mesdames et Messieurs, membres du cabinet du président de la République,

 

Monsieur le Président de la CAIDP

 

Monsieur le président de la HACA

 

Monsieur le président de l’ANP,

 

Monsieur le Président du Conseil de gestion du Fonds de Soutien et de Développement de la presse,

 

Mesdames et messieurs les présidents des conseils d’administration et les directeurs généraux,

 

Mesdames et messieurs les présidents des organisations professionnelles des medias

 

Chères consœurs,  chers confrères, 

 

 

 

Une fois encore, nous voici rassemblés ici, dans la mythique Salle des Pas perdus du palais présidentiel, pour sacrifier à la nouvelle tradition, c'est-à-dire permettre aux journalistes et à tous les acteurs de la Presse et des médias de présenter de façon spéciale leurs vœux du nouvel an au Premier Citoyen de notre pays, la Côte d'Ivoire. 

 

Oui cela est désormais une tradition à l’initiative du chef de l’État et nous journalistes, en sommes particulièrement honorés  

 

 

 

 

 

Excellence Monsieur le président de la République, l'année 2018 qui s'est achevée a été particulièrement éprouvante pour le secteur des médias. En raison de la conjoncture difficile, plusieurs organes de presse dont le fleuron national, Fraternité Matin, ont mis et comptent mettre  des travailleurs au chômage.

 

 Les problèmes d'impression, de distribution, de commercialisation,  d'imposition et de publicité ont étouffé toutes les entreprises de presse. Pour paraphraser le médecin,  on peut dire qu’elles sont cliniquement malades pour les plus chanceuses sinon dans un coma profond. Celles qui ne pouvaient plus tenir ont mis simplement la clé sous le paillasson.

 

 

 

Les employeurs des journalistes sont dans l'incapacité  de faire face aux charges même fixes notamment les salaires. Payer et recevoir  régulièrement les salaires relève d'un miracle. Or un journaliste qui a faim n’est pas non seulement un homme libre (comme l’a énoncé le père fondateur pour tout homme), mais il est aussi un danger pour son entreprise, et surtout pour le pays. 

 

En 2018,  nous avons enregistré plusieurs morts dans nos rangs. Il y a eu même trois journalistes décédés en 24 heures. Les 29 et 30 juillet 2018. Souvent, il s’agit d’accidents, mais quelques fois, des décès après de courtes ou longues maladies qui interpellent sur les conditions de vie, ou de travail malgré tous les efforts faits.

 

Excellence Monsieur le président de la République, nous savons tous que vous ambitionnez de construire un pays émergent à l'horizon 2020. Il n’est pas possible de nier l'évidence : vous êtes sur la bonne voie vu l'immense travail que vous abattez au quotidien, et vu les circonstances difficiles dans lesquelles vous avez commencé votre magistère. 

 

 

 

S’agissant en particulier du secteur des médias et de la presse, vous avez beaucoup fait. Des appuis substantiels tant aux médias publics que privés ont été apportés. Pour la formation, l'équipement, le fonctionnement des entreprises et des organisations professionnelles des médias, la distribution des journaux, les projets à intérêt collectif tel le portail numérique de la Presse, la mutuelle des journalistes, des appuis financiers de l’État, ont été décisifs à leurs réalisations. Nous n'oublions pas vos interventions directes pour nos activités mais aussi et surtout pour les cas sociaux de nos confrères.

 

 C'est pourquoi, nous vous encourageons à poursuivre votre marche vers le progrès. 

 

Excellence, nous savons que vous-même vous savez que nous ne pouvons pas aller à l'émergence avec des journalistes handicapés, et une presse agonisante. Aujourd'hui plus qu’hier, l'attente de tous les acteurs des médias est la mise en place urgente d'un véritable plan Marshall, pardon un  plan ADO, en vue de sauver les médias ivoiriens. C'est possible, c’est réalisable, surtout avec Alassane Ouattara. Car nous savons que vous tenez au leadership de notre pays tant dans la sous-région ouest africaine, en Afrique que dans le monde entier et dans tous les secteurs d'activités. 

 

 

 

Excellence, l'enveloppe spéciale de 800 millions Fcfa que vous avez dégagée chaque année pour la subvention à l'impression nous a fait défaut en 2018. Nous avons compris que cette aide n'a pas été renouvelée en 2018, parce que les fruits et résultats obtenus  sont en deçà des promesses et attentes, et qu’une évaluation de sa pertinence et de son opportunité étaient souhaitées.

 

 

 

Excellence, nous plaidons pour son renouvellement,  ou tout au moins pour son affectation ou sa réorientation vers une autre charge qui pourrait être les salaires des journalistes qui sont également des charges fixes incompressibles pour les entreprises de presse.

 

Cette orientation de l’aide aux médias vers les salaires est déjà expérimentée avec succès dans certains pays dans le monde notamment en Afrique du Nord. Ce serait une action de salut public.

 

 

 

Excellence, Monsieur le Président de la République,  cette cérémonie n'est pas le lieu de revendications corporatistes. Mais comme je l'ai déjà dit ici, et je le répète encore : il est difficile de s'arrêter dans la grande rivière Alassane OUATTARA et de prendre la salive pour se laver le visage, autrement ne pas exprimer des doléances.

 

 

 

La plupart de nos structures de régulation  sont en fin des mandats. Le processus de renouvellement des membres des autorités de régulation a été suspendu. Notre souhait est sa reprise et son accélération.

 

 

 

La Maison de la Presse voisine de la Présidence n’a pas de papier. La bâtisse a été offerte aux journalistes  en 1999 par la junte militaire. Nous venons de découvrir que nous n’avons aucun papier. La SOGEPIE nous a demandé de nous adresser à l’instance qui a donné  la maison, donc le Chef de l’Etat.

 

L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), tout en vous remerciant pour le nouveau statut que vous lui avez octroyé plaide pour la construction de son siège définitif.

 

En ce qui concerne la RTI, ses doléances portent sur :

 

La correction du statut social de la RTI eu égard à la scission des activités liées à la Diffusion ;

 

Et des subventions pour la prise en compte des mutations du paysage audiovisuel.

 

Aussi les acteurs des medias souhaitent-ils une accélération du processus de libéralisation afin que les nouvelles chaines créées  commencent à émettre véritablement.

 

 Excellence, l'UNJCI compte organiser  une grande rencontre internationale en mars 2019, à Abidjan, sous l’égide  de la Fédération Africaine des Journalistes (FAJ)  et de la Fédération  internationale des journalistes (FIJ).  Cette rencontre dont nous vous avons parlé l’année ici même regroupe une cinquantaine de présidents d’organisations nationales de journalistes africains dont une grande partie rêve de rencontrer Alassane Ouattara une fois dans leur vie.

 

Ce serait un grand honneur pour notre pays si vous donnez votre accord et votre soutien  pour la tenue effective d'un tel sommet.

 

Permettez que nous nous acquittions d'un devoir. Nous invitons  nos consœurs et confrères à se lever. Nous allons ovationner très fort la Marraine de la 20e Édition du prix Ebony, la Première Dame, Dominique OUATTARA. ( pause)

 

 Nous avons trouvé auprès d'elle une oreille attentive et les bras ouverts  à nos préoccupations. À côté d'un grand homme, nous l’avons compris,  il ne peut y avoir qu'une très grande Dame.

 

Pour 2019, nous formons pour vous, Excellence, votre famille, vos proches, des vœux de santé, de prospérité et de bonheur.

 

Que le Seigneur ait sa main protectrice sur vous afin que vous puissiez continuer de diriger ce pays avec maestria dans  la paix, l'amour, la cohésion sociale.

 

Nous associons à ces vœux de bonheur, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, et notre dynamique Ministre de tutelle, Sidi Touré.

 

 Bonne et heureuse année 2019 à vous  tous.

 

Je vous remercie pour votre aimable et soutenue attention.

 

Traoré Moussa

Président de l'UNJCI




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