Guéi  Monin Gabriel (Maire de Facobly) : « Je suis disponible pour ma population »

Guéi Monin Gabriel (Maire de Facobly) : « Je suis disponible pour ma population »

 Le nouveau magistrat de la commune de Facobly, le Maire Guei Monin Gabriel a accordé  à la rédaction d’infodirecte.net un  entretien pour dévoiler sa vision, ses perspectives  et le bien-être de   la population de Facobly.   


Présentez-nous la commune de Facobly.


La commune est située dans le département de Facobly, dans la région du Guémon avec une population de 21500 âmes hommes et femmes confondus.


C’est une commune en développement créée en 1985 et mise en service en 1986 avec comme premier Maire M Guéi Gabriel.


Depuis lors la commune de Facobly fait son petit bonhomme de chemin.


Vous avez combien de quartier au niveau de votre commune ?


Parlons en termes de villages, il y a 17 villages qui sont de la commune.


En termes de  quartier on ne dirait pas mais, ce sont de grandes familles qui existent. Leur nombre se situe autour de quatre à six.


A court terme quels sont vos projets pour Facobly ?


A court terme ce qui me tient à cœur c’est la salubrité parce que quand vous rentrez dans un village ou dans une ville, il faut que la population se sente à l’aise au plan sanitaire parce que s’il n’y pas de santé, il n’y pas de développement. Donc la salubrité nous tient à cœur.


A partir de là nous allons développer des axes de développement au plan économique, social, culturel et sportif.


Vous avez parlé de salubrité, cela veut-il dire que Facobly est sale ?


Facobly n’est pas sale mais c’est l’entretien qui pose problème.


Il faut faire de telle sorte que l’entretien soit régulier, que les quartiers, les rues soient dégagés, qu’on balaie la ville.


C’est sur ce plan que nous allons axer nos actions sinon dire que Facobly est sale, c’est dire que mes parents sont sales, ils ne sont pas sales du tout.


Au plan sanitaire vous comptez combien de centres ?


Il y a un grand centre de santé dans la commune de Facobly, qui est un centre de santé de nom parce que là aussi le plateau technique n’est pas ce qu’il faut. Nous devrons donc le développer et l’équiper au maximum.


Nous sommes en train de prendre des contacts avec des partenaires pour nous aider à cela.


Au niveau éducation, il y a combien d’établissements primaires et secondaires qui existent au niveau de Facobly ?


Il y a un grand lycée qui date de Mathusalem et dont l’entretien pose problème mais l’entretien d’un lycée ne dépend pas de la commune mais de la région.  En tant que fils de la région nous devons faire l’effort de pouvoir entretenir de ce lycée.


Chaque village a une école mais des écoles dont l’entretien aussi pose problème. Et voilà cela dépend de la commune nous allons mettre un accent particulier sur l’entretien de ces écoles et créer d’autres bâtiments parce qu’aujourd’hui l’éducation nationale c’est la priorité des priorités par rapport aux autorités du pays.


Pour preuve, on a dit qu’il faut faire la politique de scolarisation obligatoire.


Et quand l’état se donne ce devoir de mettre l’enfant à l’école de façon obligatoire, l’état doit également construire des infrastructures pour accueillir tous les enfants que ce soit des filles ou des garçons.


Donc nous aussi nous faisons notre cheval de bataille de construire des infrastructures au niveau de l’école primaire.


Quels sont vos moyens pour accompagner les jeunes à l’école, avec des enfants qui n’ont pas d’extraits de naissance ?


C’est un problème qui est national et nous allons faire l’effort e mettre un accent sur cela. Parce que c’est quand même aberrant de mettre quelqu’un au monde et que cette personne n’ait pas d’identité.


Si la personne n’a pas d’extrait de naissance c’est comme si elle ne vit pas.


Nous allons mettre un accent à ce niveau pour que chaque enfant qui naisse puisse avoir un extrait quitte à mettre la main à la poche parce que c’est ça aussi.


Quand vous voulez contribuer au développement de vos parents vous devez vous sacrifier. Servir les gens c’est se sacrifier pour leur bonheur.


Quelle est la place de la femme au niveau de votre municipalité ?


La femme c’est notre maman. Pour preuve le deuxième adjoint au Maire de Facobly est une femme.


Nous n’avons pas voulu prendre une femme dans la municipalité pour le plaisir pour faire comme les autres, Non. Nous la mettons à la place qu’il faut dans un positionnement qui permette de dire à la face du monde que nous avons une priorité pour la femme dans notre développement.


Donc les associations des femmes qui existent dans la commune doivent être assistées pour que l’autonomisation de la femme soit une réalité et non des slogans de campagne.


Et la femme rurale qui a besoin de soutien financier pour pouvoir faire des projets ?


C’est la priorité de nos priorités. Seulement il ne faut pas le donner le soutien financier pour le donner il faut l’encadrer. Tu as beau donner des millions à quelqu’un mais, si l’encadrement ne suit pas je pense que ce n’est pas indispensable pour que la femme se développe et s’autonomise.


Nous allons les aider financièrement certes mais nous  allons les encadrer par des formations pratiques pour que justement ces organisations de femmes et de jeunes puissent s’auto suffire et véritablement.


Les problèmes qui viennent dans les régions c’est surtout ça quand il y a un désœuvrement. Au niveau des jeunes on voit une criminalité qui se crée mais, quand ils sont occupés à faire, à s’occuper eux-mêmes de leurs propres vies ces travers qu’on constate sont minimes et c’est ce que nous allons atteler à faire.


La jeunesse a de multiples problèmes et vous n’avez pas de sociétés dans la commune. Qu’est-ce que vous prévoyez pour cette jeunesse ?


La jeunesse c’est la priorité parce qu’on dit c’est l’avenir d’un pays.


Ce n’est pas tant les entreprises qui peuvent amener les jeunes à se développer, il faut les occuper. Si vous donner les moyens à ces jeunes et que vous les en cadrer dans leur developpement, ils n’auront pas besoin de venir en ville et c’est ce que nous voulons faire. Que leur cadre de vie et de developpement soient des cadres attrayants pour qu’ils restent sur place.


Tout le monde vient à Abidjan mais à un moment donné si vous n’avez plus rien à faire à Abidjan, il y a la promiscuité et les mauvaises compagnies qui vous envoient ailleurs. Mais, si vous créer le cadre idéal pour ces jeunes sur place et qu’ils savent qu’ils ont les moyens qu’il faut pour qu’ils vivent pleinement, ils y resteront.


Des projets clés en mains ?


Je ne suis pas pour les projets clés en main, moi je veux amener la personne à commencer avec moi et qu’il sente que ce qu’il fait c’est à la sueur de son front. Quand il aura quelque chose véritablement il le tiendra bien.


Mais, quand vous donnez quelque chose à quelqu’un qui n’a pas souffert, pour lui c’est comme un papa qui donne des millions à son enfant chaque matin. Il ne sait pas comment son papa a gagné cet argent.


Il faut le faire travailler pour qu’il sente véritable que c’est en travaillant qu’il faut tenir compte de ce que vous gagnez au quotidien.


Nous allons initier des actions pour les jeunes en les intégrant. On dit par ailleurs tout ce que vous faites pour moi sans ma participation est contre moi et nous ne voulons pas être contre les jeunes.


Quelles sont vos relations avec les cadres de votre commune ?


Nous allons vers eux et nous voulons aller même à la diaspora pour que chaque fils de cette commune soit intéressé par le developpement de son département et de sa commune. Nous allons envoyer des équipes vers eux.


On n’entend pas beaucoup parler de Facobly au plan sportif.


Nous avons de grands talents sportifs dans notre commune. Nous allons créer des équipes dans les différents villages pour sortir une équipe du département qui va rivaliser avec les autres équipes nationales parce que les talents ne manquent pas à Facobly.


Il faut encadrer ces talents pour pouvoir participer à cette politique nationale sportive. Il en est de même pour la culture.


Justement Facobly fait partie du pôle culturel national que comptez-vous faire pour le développer ?


On a initié un festival que nous allons créer il s’agit du Fawè festival. Fawè c’est le petit nom de Facobly donc quand on dit Fawè festival c’est le festival de Facobly.


Il en est de même pour une radio de proximité que nous voulons créer pour que notre voix porte. Quand nous allons le faire cela va aller dans un rayon un peu plus vaste qui nous permettra d’être entendu par les autres et montrer Facobly dans sa nouvelle lancée vis-à-vis du développement du pays.


Quels sont les ministères qui sont représentés dans votre commune ?


Il y a l’éducation nationale, la sécurité, l’intérieur, l’agriculture, les eaux et forêts. Mais, nous allons amener les autres à venir parce qu’il n’y rien comme structure financière alors qu’il y des fonctionnaires.


Il faut amener les structures financières à s’installer sur place pour qu’ils n’y aient pas besoin à chaque fois de sortir pour aller chercher de l’argent.


Vous rassurez les fonctionnaires qui sont à Facobly ?


D’ici peu ils auront une structure bancaire à leur portée pour qu’ils puissent au moins sur place avoir quelque chose au lieu d’aller chaque fois à Man.


Est-ce que tous les fonctionnaires arrivent facilement à se loger dans votre commune ?


Pas facilement parce que les cadres n’ont pas encore construit. Les gens ont peur, ils se disent si je construis on va me tuer. Moi j’ai eu cette information, j’ai bravé et j’ai construit au village. Jusque-là je suis encore en vie.


Nous allons amener les cadres et les opérateurs économiques à construire.


Nous sommes déjà en pourparlers avec des opérateurs qui veulent nous accompagner en créant des cités pour ces fonctionnaires qui sont sur place.


Facobly est une zone tempérée et si vous faites quelque chose pour ces fonctionnaires, ils resteront sur place et vous allez attirer d’autres personnes à venir vers vous.


Quelles sont les relations entre les autochtones et les halogènes ?


C’est une cohésion totale pour le moment et c’est ce que nous allons renforcer. Nous sommes tous des Ivoiriens qui vivent là et au-delà nous sommes des Africains.


En tant que tel il n’y pas à avoir une certaine animosité entre les populations qui vivent ensemble. Je crois que c’est la cohésion sociale au niveau de ceux qui vient à Facobly que nous voulons renforcer et c’est important.


Comme le président l’a toujours dit, il faut cette cohésion au niveau social pour que le developpement soit ancré dans le terroir où les populations vivent.


A vous entendre on dirait que vous êtes rassuré pour le bien-être des populations de Facobly.


Si je n’avais pas cette confiance je ne me serai pas porté candidat. Je me suis porté garant devant mes parents pour pouvoir les tirer de ce carcan dans lequel ils trouvent.


Ils nous ont mis à l’école pour que nous venions les aider parce que quand vous mettez un enfant au monde, c’est cet enfant qui doit vous porter. Le papa ne doit pas continuer à vous porter constamment.


Nous avons ce devoir de fils d’aider nos parents pour qu’ils sentent qu’ils n’ont pas vécu inutilement.


Vous comptez beaucoup de jeunes gens qui sont à l’extérieur, quel est votre message à leur endroit ?


Ce sont eux qui nous appellent pour nous dire qu’ils sont prêts à nous accompagner dans le developpement de la commune. Par leurs appels nous sommes confiants que nous allons mener ce combat ensemble.


Qu’est-ce qui vous a motivé pour être candidat ?


Peut-être que c’est par formation. Je suis pédagogue mais j’ai d’abord commencé par être séminariste donc quelqu’un qui se porte pour les autres.


Quand vous voyez les prêtres ils ne sont pas mariés et pourtant ils se mettent à la disposition des populations qui sont avec eux. C’est peut-être cela qui quelque part joue sur moi.


C’est l’homme que je mets au centre de tout ce que je fais. Aujourd’hui quand vous tombez dans la rue, vous avez beau être milliardaire ce n’est pas l’argent qui va vous relever. Mais c’est d’abord un homme qui vous prend pour amener à l’hôpital avant qu’on ne commence à utiliser l’argent. C’est justement cette motivation que nous eue.


Nous côtoyons nos parents et ce n’est pas toujours qu’ils sont dans des conditions reluisantes au plan du développement, cela nous a interpellé. Nous sommes dans l’aisance à Abidjan mais quand nous arrivons au village et que nous donnons même 100 francs à un parent le bonheur se voit sur son visage.


Alors pourquoi ne pas se mettre à la disposition de cette population pour par des partenaires développer le cadre de vie de nos parents. C’est qui nous a motivés.


Facobly est une petite commune, quel est votre budget ? Est-ce que vous avez des partenaires pour vous accompagner ?


Le budget est insignifiant mais nous sommes en train de tisser des relations de partenariat voire des jumelages pour que nous puissions justement avoir des moyens suffisants pour aider nos parents.


Quand est-ce que la population va sentir que M Guéi Monin Gabriel est en train de travailler ?


Allez-y à Facobly maintenant et vous verrez déjà qu’il y a quelque chose qui se passe.


M le Maire, si un parent venait à avoir un problème grave seriez-vous prêt à l’aider, à intervenir ?


Dans la mesure des moyens dont nous disposons. Nous le faisions déjà même sans être Maire parce que comme je l’ai dit c’est d’abord l’homme que nous mettons au milieu de tout ce que ce nous faisons.


Mais il ne faudrait pas donner cette politique d’assistance à nos parents sinon tout le monde va venir ici en bottes et chapeau en disant ‘M le Maire M le Maire’. Les Chinois l’ont dit il faut apprendre à pêcher au gens que de donner chaque jour le poisson.


Vous êtes à Abidjan, avez-vous un représentant ?


Il y a un Maire résident


Vous avez beaucoup de préoccupations ici à Abidjan, à quel moment vous êtes à côté de la population ?


Toutes les deux semaines je suis à Facobly.


Ce n’est pas trop long ?


Non, et comme le résident est là au quotidien on s’appelle, on sait les choses à faire et s’il y a quelque chose qui coince nous donnons les directives pour que cela soit débloqué.


Votre dernier mot.


Je voudrais dire à nos parents qu’ils n’ont pas eu tort de choisir cette équipe dirigée par Guéi Monin Gabriel qui doit faire l’effort de les sortir de ce carcan du sous-développement.


Facobly est certes une petite commune mais par ce que nous allons poser comme acte qu’ils se sentiront à l’aise et n’auront pas de complexe vis-à-vis des autres communes du pays.


Ils peuvent compter sur nous.


Nous avons des plans pour les jeunes pour les femmes, les hommes, les personnes du troisième âge et même pour les orphelins et les veuves. Ce sont des préoccupations qui nous tiennent à cœur et que nous allons développer dans notre quinquennat


Propos recueillis par Brou Wilson.





Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*


Commentaires:

Aucun commentaire n'a été publié... Soyez le premier!