CAN 2019: Ahmad répond aux Comores

CAN 2019: Ahmad répond aux Comores

Dans un entretien donné à la chaîne de télévision panafricaine Afrique Média, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad, est revenu sur la qualification du Cameroun pour la CAN 2019 et la requête des Comores face au Tribunal arbitral du sport (TAS) pour l’annuler.


« Il faut que les Comores changent de discours », déclare le président de la  CAF à la chaîne de télévision Afrique Média. Après la destitution du Cameroun comme pays hôte de la phase finale de la compétition en 2019, les Coelacanthes contestent toujours l'absence de disqualification des Lions indomptables par la Confédération africaine (CAF) au titre de l’article 92 pour la prochaine édition en Égypte.


« Tout doit d’abord se jouer sur le terrain »


La Fédération comorienne (FFC) a déposé il y a plusieurs semaines un recours devant le TAS contre la CAF. La FFC dénonce en effet le maintien du Cameroun en éliminatoires par la CAF. Elle veut que le TAS fasse appliquer le règlement de la compétition.


« Nous avons saisi le TAS parce que la CAF a refusé de respecter son règlement. Si elle l’avait appliqué, le match Cameroun – Comores n’aurait pas eu lieu. Le Cameroun serait déjà disqualifié et nous serions en train de préparer la CAN 2019. La CAF a obligation d’équité sur toutes les associations affiliées. Qu’on s’appelle les Comores ou le Cameroun, on a droit au respect. Le règlement doit être appliqué pour tous », avait déclaré Ben Amir Saadi, manager général des Comores, le mercredi 27 mars dans l’émission Radio Foot Internationale.


« Ils sont quatrièmes de leur groupe. Même s’ils estiment que le Cameroun ne mérite pas d’être à la CAN, le Cameroun vient de démontrer sur la pelouse qu’il mérite la qualification. Tout doit d’abord se jouer sur le terrain », explique aujourd'hui Ahmad.


« L’article 92 ne s’applique pas »


Les Lions indomptables ont battu les Comores lors de la dernière journée des éliminatoires (3-0). Les Camerounais se sont imposés le 23 mars à Yaoundé grâce d'abord à un but de Choupo Moting (37e), capitaine de la sélection pour la deuxième fois, de Christian Bassogog (52e) et enfin de l'ancien marseillais Clinton Njie (88e). Le Cameroun est deuxième de son groupe derrière le Maroc.


« Quant à la victoire sur le papier, il faut vraiment des irrégularités pour que cela soit pris en compte. Notre règlement est clair. L’article 92 parle d’un retrait et d’un désistement. Et juridiquement ce n’est pas le cas. Donc l’article 92 ne s’applique pas. C’est la CAF qui a décidé de reporter la CAN du Cameroun , et de faire ce glissement (désormais en 2021, ndlr). C’est un report, pas une annulation de la CAN au Cameroun », argumente Ahmad. « Le Cameroun n’est pas frappé par cet article que les Comores veulent utiliser, ajoute Ahmad. Et faute de texte bien clair là-dessus, c’est le Comité exécutif qui prend la décision ».


« Et nous avons pris la décision que ce groupe, où était le Cameroun, a deux qualifiés. Et celui de l’Égypte, pays organisateur, n’a qu’un seul qualifié (en plus de l’Égypte, ndlr). Et, c’est la Tunisie qui l’est, dans ce groupe là », conclut Ahmad.


source: rfi.fr