Présidentielle 2020 / a 73 ans, le pdci bon pour le service

Présidentielle 2020 / a 73 ans, le pdci bon pour le service

Faire face aux enjeux immédiats pour la reconquête du pouvoir d’Etat en Octobre 2020 conformément à l’engagement pris par le parti lors du 6ème congrès extraordinaire, tenu le 15 octobre 2018 à Daoukro. Telle est la mission dénommée par Henri Konan Bédié, Président du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) lors des festivités marquant le 73e anniversaire dudit Parti, le mardi 9 avril dernier à la Maison du Parti à Cocody.


Dans un discours à la fois ferme et plein d’espoir, le Sphinx de Daoukro a fustigé ses détracteurs qui s’allient pour faire disparaître l’héritage de Félix Houphouët Boigny, le PDCI-RDA.


Malgré « les actions judiciaires de liquidation de notre parti intentées par certains de nos militants indisciplinés (...) Le Pdci-Rda est resté une famille indestructible, une fraternité forgée dans les épreuves comme dans les victoires. Cet esprit n’est pas à plagier ni à pirater».


C’est pourquoi il a galvanisé sa troupe en les invitant à la sérénité, « à la loyauté et la fidélité au parti, pour faire échec à ceux des leurs qui ont décidé, ces derniers temps et qui continuent, malgré toutes les injonctions du parti, d’œuvrer à contre-courant des idéaux du grand parti ; à travers la création de mouvements et autres courants illégaux au sein du parti : «  Il est plus que temps de mettre en avant nos atouts. Chacun de nous doit investir son temps, son énergie, son intelligence et ses moyens, dans la mesure de ses capacités pour le Parti. Ne nous laissons intimider par rien et par personne » les invite-il.


L’ancien chef de l’Etat, héritier politique de feu Félix Houphouët-Boigny, depuis son décès en 1993, en attendant la convention de 2019 pour désigner leur candidat, affute ses armes et ne compte pas dormir sur ses lauriers. Bien au contraire, mission a été donnée aux militants à 20 mois des joutes de ratisser large. En choisissant le divorce avec le « Bravetchê », le Sphinx est enfin apparu plus leader que suiveur.


« Soyons véritablement mobilisés car, on le sait, il n'y aura pas d'espoir pour la Côte d’Ivoire si nous restons assis et passifs. La mobilisation, c’est l’implication, c’est l’investissement. Un militant exemplaire, c’est d’abord un militant qui paie ses cotisations !!!! Nous devons garantir la survie de notre Parti ! Je demande à chaque militant actuel du PDCI de contribuer à l’enrôlement de nouveaux militants » leur a-t-il confié avant d’indiquer que « à 73 ans, le PDCI-RDA n’a pas pris une ride. Je sens bouillonner cette ferveur de 1946 en chacun de vous ».


Avec ou pas Henri Konan Bédié, aux prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire en 2020, le Pdci-Rda et son mentor semblent avoir tout verrouillé. Bédié a tout mis en œuvre pour que le scénario de 2015 (où des cadres comme Essy Amara, Charles Konan Banny, Jérôme Kablan Brou et Bertin Kouadio Konan se sont présentés contre le RHDP) ne se produise pas et que l'ordre règne au sein de son parti. 


Depuis les élections de 2010, le PDCI ne s’est véritablement pas mesuré d’où un doute de ses adversaires sur le poids qu’il peut. Alors qu’en 2019, le PDCI en chiffre c’est 69 députés, 18 sénateurs, 50 mairies et 6 conseils régionaux pour le PDCI contre 92 mairies et 18 conseils régionaux pour le parti unifié.


Très implanté, bénéficiant de réseaux puissants avec ses 338 délégués et de bienveillants soutiens et surtout conscient de ses faiblesses, le PDCI travaille depuis de longs mois à se remettre en ordre de bataille. Il serait peu prudent de le sous-estimer.


Aussi avec la poursuite « de la mise en place de la plateforme, non idéologique, regroupant tous les partis politiques, qui le désirent, et les forces vives de la nation éprises de paix, de justice sociale, d’équité et de respect de l’état de droit et de la démocratie », à ce jour ce sont vingt-trois partis politiques de l’opposition se sont inscrits dans une démarche commune.


 


Joél Dally