Kouassi titre germain, président du PIDAR aborde sans ambages des sujets de l’actualité

Kouassi titre germain, président du PIDAR aborde sans ambages des sujets de l’actualité

Le président du Parti ivoirien des Défis à relever (Pidar), Kouassi Titré Germain, a animé, mardi 10 avril 2019, à la Maison de  la presse d’Abidjan(Mpa), une conférence de presse, pour dénoncer les tares qui minent la vie sociopolitique ivoirienne.


Pour lui, « la population ivoirienne est considérée comme des malades ambulants ». La  cause, ‘’les ivoiriens et les ivoiriennes ne mangent plus naturel, ils ne consomment que des produits chimiques qui leur sont vendus sur les marchés. L’exemple palpable, indique-t-il,  est ‘’le riz avarié dangereux à la consommation’’.


Concernant l’affaire des 34 officiers promus capitaines de la gendarmerie rétrogradés pour avoir été parrainés par l’ex-président du parlement ivoirien, Kouassi Titré Germain  y a donné son avis, ‘’ce n’est pas normal, si cela est avéré’’, souligne-t-il. Car selon lui, ‘’ ils n’étaient pas tombés en disgrâce lorsqu’il les parrainait, c’est pourquoi, les jeunes gendarmes ne doivent pas payer pour cela’’, ajoute-il.    


Quant aux remous sociaux qui ont secoué la Côte d’Ivoire et particulièrement la grève des enseignants, le conférencier a condamné la grève des enseignants et ne retient aucune de leurs revendications actuelles. ‘’ Ils ne sont pas les seuls au travail pour la Côte d’Ivoire pour manger tout le salaire copieux’’. Et de poursuivre, ils doivent avant toutes nouvelles revendications attendre qu’il leur soit payés le stock des arriérés exigés au gouvernement’’. Kouassi Titré va plus loin, ‘’ s’ils manquent de patriotisme, il faut qu’ils soient identifiés comme étant des ennemies de la Côte d’Ivoire, des voyous de la République à se battre, à expliquer des systèmes éducatifs s’ils en sont les poisons’’.


Par ailleurs, il est revenu sur l’affaire un élève lance au visage d’un policier une brique dans l’exercice de ses fonctions de maintien de l’ordre à Abengourou. Mécontent, il fait entendre que ‘’ les élèves, les enfants ont des droits, les parents n’en ont pas’’, a-t-il soutenu.  ‘’C’est à ce modernisme sauvage qu’on nous conduit. Ni l’élève ayant mortellement blessé le gardien des lois ni ses parents n’ont pas été traduits devant les tribunaux, relève-t-il. Selon le président du Pidar, ‘’ cela passe comme si de rien n’était’’.


 A propos du troisième mandat du Président. Kouassi Titré Germain propose  de limiter ce pouvoir présidentiel à trois(3) mandats. Et de conseiller qu’  « il faut pour se faire dans un avenir proche réviser les constitutions africaines  dans ce sens afin d’éviter les tripatouillages des constitutions qu’on se donne en Afrique. Et de préciser, ‘’il faut que cela soit inscrit dans nos mentalités’’.


Par ailleurs, il est revenu la répartition du milliard Fcfa annoncé pour le financement des partis politiques. Il a demandé que le bilan de la gestion de cet argent soit fait de façon « transparente’’. « C’est tout cela la bonne gouvernance, dont on parle », a rappelé l’orateur.


Comme solutions à la réforme ou la recomposition de la commission électorale indépendante, le Pidar fait plusieurs propositions, notamment :  changer la dénomination de la commission électorale indépendante(Cei) pour la dénommer commission nationale électorale indépendante(Cnei) ; qu’il y est à la tête de la Cnei, un prélat, le premier vice-président un imam, le troisième vice-président doit être de l’opposition…


Le Pidar par le biais de son président fondateur  s’est penché également sur la crise au front populaire ivoirien(Fpi). Le Pidar a mal des attaques dont Pascal Affi N’guessan fait l’objet, déclare-t-il. Il propose que ‘’si un jour Laurent Gbagbo arrive, il aura le choix de s’effacer  de la tête du Fpi ou de créer son parti politique’’.


Pour conclure, celui dont le parti se réclame du parti centriste, ‘’ interdit toutes les marches dans les rues’’.


 


David KOUAME