Lancement de l’exposition des artistes de mérite / Le Goethe Institut se lance dans l’immortalisation des artistes.

C’est la formule : « Se rappeler de l’œuvre, du style et de la personne », que le Goethe Institut d’Abidjan veut mettre sur pied, pour immortaliser des artistes à immense talent. Le lancement de cet important projet a été fait le 9 novembre dernier au siège de cette institution à Abidjan-Cocody-Mermoz, à l’occasion d’une conférence de presse.

L’objectif qui se dégage de ce projet, est la mise en lumière des travaux et de la nomination d’artistes hors du commun. Le top départ de cette aventure d’expositions va se tenir du 30 novembre au 14 décembre 2018, au sein de cette structure culturelle.

Sa particularité est qu’elle portera les travaux d’une triade de peintres, dont deux décédés ((l’Allemand Friedrich Schroder-Sonnenstern et l’Ivoirien Frédéric Bruly Bouabré), auxquels va se ‘’confronter’’, un jeune peintre talentueux en vie (J B Djékat).

Qui a depuis le fonds baptismal de son expérience de peintre, orienté ses travaux sur le patrimoine ésotérique africain. Conçue autour du thème:  » La logique d’un monde extraordinaire  », l’exposition va avoir pour supports une centaine de tableaux dont 49 de Bruly Bouabré, 23 de Friedrich Schroder et 25 de J B Djékat.

La valeur argumentative que met en exergue l’organisateur est que les deux premiers artistes disparus physiquement, alors qu’ils ne se sont jamais rencontrés, ont des histoires un peu semblables vis-à-vis du dramatique. A travers leurs travaux, les spécialistes les ont qualifiés de grands peintres de l’art brut.

Si l’Allemand a eu une fin tragique arrosée du facteur alcool, il s’est offert grâce à ses travaux, le succès dans les années 60 et 70. L’Ivoirien qui par contre soutient avoir été inspiré divinement, lui permettant d’inventer l’Alphabet Bété, il a été considéré comme un fou par son entourage.

D’eux, dira le Co-directeur artistique du projet, Stefan Meisel, « Ces deux artistes malheureusement décédés sont considérés comme des philosophes par beaucoup de sachants ». Pour anoblir la création, le choix de l’organisateur sur Djékat, qui se désigne  »plasticien » en non peintre, est légitime.

Puisque ce jeune artiste plonge ses pensées dans l’africanité considérée comme la première civilisation à avoir existé et à avoir produit les premières peintures. En témoigne les dessins dans les grottes et sur certains objets découverts. L’exposition offrira aux admirateurs un schéma humanoïde, dans lequel chacun pourra y trouver sa voie et son commentaire.

Clemso ACTULIVE

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